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Sur la tragédie postcoloniale dans le roman de Leah Purcell «L'Épouse du bouvier»

Xuefeng Wang ,  

Abstract

Le roman de Leah Purcell «L'Épouse du bouvier : La Légende de Molly Johnson» (également traduit par «Molly») est une réécriture de la nouvelle classique éponyme d'Henry Lawson. Cette œuvre reformule l'épouse en une autochtone métisse, ajoutant des personnages indigènes comme Yadaka, dévoilant ainsi les souffrances féminines longtemps cachées et la violence raciale dans l'histoire coloniale australienne. Cet article part des éléments tragiques d'Aristote et, à l'aide des analyses de Quayson sur la tragédie postcoloniale, souligne que la «faiblesse» de Molly ne provient pas d'un défaut individuel mais de la violence frontalière dans la jungle australienne. Sa «découverte» de son identité autochtone coïncide avec un «tournant» narratif, illustrant une profonde opposition entre choix éthique personnel et environnement colonial externe. Elle lutte pour survivre dans une «souffrance» continue, menant finalement à une mort tragique sous le cadre juridique colonial. L'introduction de la conception onirique indigène transforme sa mort en une continuité de l'âme et une lutte persistante, bien que la véritable «catharsis émotionnelle» dépende de la réalisation finale de la justice sociale. Le roman révèle, à travers ce modèle de tragédie postcoloniale, la tragédie historique des peuples autochtones australiens, mettant en lumière leur résistance anticoloniale continue.

Keywords

Leah Purcell;«L'Épouse du bouvier»;tragédie;tragédie postcoloniale;conception onirique autochtone

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